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Abstract
Introduction : A l’heure actuelle, il n’existe aucune étude comparant l’efficacité de deux algorithmes en présence de fuites non intentionnelles, un des facteurs majeurs à l’origine d’asynchronies. Objectif : Evaluer la capacité de synchronisation (temps de déphasage et index d’asynchronies) des algorithmes de deux ventilateurs : Philips Repironics A40 (Auto-Trak®) et Löwenstein Prisma VENT40 (AUTO-Trigger®) lors de l’adjonction de fuites dans différentes conditions expérimentales. Méthodologie : Deux ventilateurs ont été́ connectés à un simulateur pulmonaire informatisé modélisant trois mécaniques ventilatoires (MV : saine, restrictive et obstructive) pour quatre niveaux de fuites : sans fuites, avec des fuites moyennes, importantes et inspiratoires. Résultats : Avec une IPAP à 15 cmH2O, avec des MV saine et restrictive, l’Auto-Trak® et l’Auto-Trigger® génèrent respectivement un cyclage tardif avec fuites moyennes (saine : -154 ms (-154; -154 ms) et -266 ms (-280; -261 ms) ; restrictive : -434 ms (-435; -426 ms) et -457 ms (-462; -451 ms)), avec fuites importantes (saine : -167 ms (-174; -154 ms) et -250 ms (-262; -2.4 ms) et restrictive : -415 ms (-416; -412 ms) et -476 ms (-478; -471 ms)). Pour une mécanique obstructive, les temps de déphasage sont précoces avec fuites moyennes (283 ms (282; 283 ms) et 305 ms (300; 312 ms)) et avec fuites importantes (291 ms (289 ; 291 ms) et 236 ms (227; 248 ms)). Conclusion : La supériorité d’un algorithme sur l’autre n’est pas clairement établie. Leur performance relative est influencée par la MV, le niveau d’IPAP, le niveau et le pattern de fuites.