Michel Bignens, né à Vevey en 1955, étudie la théorie musicale ainsi que l’orgue au conservatoire de Lausanne (prix de virtuosité en 1978) et le clavecin au conservatoire de Genève dans la classe de Christiane Jaccottet. Dès 1974, il est organiste titulaire du temple de Corsier-sur-Vevey où se trouve dès 1996 un orgue de sa conception, construit par la manufacture Orgelbau Felsberg. Il est également organiste de l’église Saint-Jean à Vevey.
Il enseigne régulièrement l’orgue à titre privé, ainsi que le solfège, le contrepoint et l’harmonie, notamment à l’institut de Ribaupierre à Lausanne. Il est professeur pendant plusieurs années à l’académie d’orgue de St-Dié-des-Vosges et participe en tant que membre de jury à divers concours internationaux d’orgue tels que le Concours Suisse de l’Orgue en 1991, le concours international d’orgue de Toulouse en 1998 et le concours Bach de Lausanne en 2002.Il donne des concerts tant en Suisse que dans les pays voisins, essentiellement en récital ou en collaboration avec des chœurs. Depuis plusieurs années, il accompagne régulièrement le chœur Novantiqua de Sion dirigé par Bernard Hériter.
Dès 1984, il pratique quotidiennement le manichordion – que les francophones nomment « clavicorde » à la suite du supplément de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert– et qu’il préfère aux autres claviers. Il possède une dizaine d’instruments à clavier (clavicordes liés, clavecin, orgue et régale), historiques et modernes, fruits d’une collaboration étroite avec plusieurs facteurs d’instruments.Improvisateur de génie et spécialiste reconnu de la musique pour clavier d’avant 1630, il consacre en effet passablement de temps à l’étude de ce répertoire, ce qui ne l’empêche pas de s’adapter au style des instruments qu’il touche. Les œuvres de Brahms, Mozart et même parfois J.S. Bach attirent régulièrement son attention.Il compose occasionnellement, principalement pour l’orgue mais aussi pour d’autres formations tels des chœurs. Il a réalisé une édition de deux cahiers de Tientos de Francisco Correa de Arauxo pour Cantate Domino, Fleurier, 1995 et 2000 et a publié plusieurs articles dans des revues consacrées à l’orgue.
Michel Bignens aime en outre contempler la nature, en particulier certains insectes tels que les sauterelles et criquets, dont il goûte fort la stridulation, ainsi que les araignées. Les déplacements de certaines d’entre elles – les salticides – inspirent sa technique de clavier. Il s’intéresse également à des disciplines telles que l’astronomie, le dessin, l’architecture et les mathématiques.Il vit depuis 2012 à Saxon, en Valais.
Sweelinck ou l'exubérance de la musique calviniste (5/5) :Le Hollandais romand avec Michel Bignens, organisteDate: 04.05.2012 Int./Part.: Bignens,Michel Emission: Musique en mémoire Minutage: 0:58:57
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