Personenname
Guisan, Jean-Samuel, charpentier, 1740-1801
Date de naissance
1740
Date de décès
1801
Sexe
Masculin
Profession
charpentier
sous-lieutenant dans la Compagnie hollandaise de Surinam
planteur
ingénieur
sous-lieutenant dans la Compagnie hollandaise de Surinam
planteur
ingénieur
Domaine professionnel
Ressources dans Patrinum
Naissance et formation
Baptisé à Avenches le 29 mars 1740, Jean-Samuel Guisan est le fils d'Antoine et de Madeleine Renaud. A l'âge de quinze ans, il commence un apprentissage de charpentier, qu'il termine à Genève à l'âge de dix-neuf ans. Pendant cet apprentissage, il fait des économies au moyen desquelles il soutient ses parents, et les aide à payer leurs dettes. Après les travaux de l'atelier il se livre à l'étude des mathématiques, de la physique, de l'astronomie, de l'hydraulique, de la mécanique et des fortifications. « Au bout de six années, dit il, il me sembla n'être plus le même homme, tout mon être me semblait agrandi ; le ciel, la terre, tout l'univers étaient changés pour moi, tant ils me paraissaient plus étonnants et plus admirables... L'enchaînement des vérités mathématiques me frappait : chaque problème résolu me causait une sorte de ravissement. »
Parcours de vie
Jean-Samuel Guisan a deux épouses, d'abord Julie Le Neuf de Beaubassin, d'une famille noble normande, puis Henriette Elisabeth Guisan, fille de Siméon, major d'Avenches. Un des parents du jeune Guisan, négociant établi au Surinam, l'appelle auprès de lui. Pendant les vingt mois d'attente avant son départ, il est employé par Abraham Burnand, de Moudon, à l'inspection de la route de Moudon à Vevey. Finalement, il émigre en 1769, d'abord en Guyane hollandaise, à Paramaribo (Surinam). Il y rejoint son oncle qui détient des plantations de sucre et de café employant au moins une dizaine d'esclaves. Il rejoint ensuite Cayenne, où il devient capitaine d'infanterie au service de France et ingénieur en chef responsable des travaux hydrauliques et agraires et est nommé directeur du haras royal de la Guyane française. Là, commence pour Jean-Samuel Guisan une longue série de travaux qui l'illustrent : dessèchement des marais voisins de Cayenne, introduction dans la Guyane de la culture des épices des Grandes Indes, et construction des fortifications de Cayenne. Appelé en Europe en 1780, il est envoyé à Rochefort pour examiner les marais qui entourent ce port de mer, et aviser au moyen de les assainir suivant les procédés qui lui ont réussi à Cayenne. Les plans qu'il trace pour Rochefort sont exécutés avec un plein succès. Envoyé de nouveau à Cayenne comme ingénieur en chef, il perfectionne les travaux qu'il a commencés : il ouvre des canaux; il construit un bourg ; il dirige le jardin de botanique, et, à la demande de l'académie des sciences de Paris, il peut encore se livrer à des recherches zoologiques. On lui doit des Recherches sur l'Anguille électrique en 1789. Mais la révolution française éclate et l'Assemblée coloniale de la Guyane déclareque les services de l'ingénieur en chef ne sont plus utiles. Jean-Samuel Guisan doit quitter Cayenne en 1791. Arrivant en Europe, il reçoit la croix de Saint-Louis, et à la chute de la monarchie il perd sa pension et sa fortune. Il se retire à Avenches en 1792, où les événements de 1798 l'appellent à l'Assemblée représentative du Pays de Vaud, et ensuite à la place de chef de bureau de la guerre de la République Helvétique, avec le titre d'ingénieur général des ponts et chaussées de 1798 à 1801. A ce titre, il étudie les cours de la Reuss, de la Linth, de l'Aar et de la Singine, il dessine des plans de ponts, notamment à Olten, et réalise les nouvelles routes de Zurich à Bremgarten (AG) et de Wettingen à Baden.
Fin de vie
Jean-Samuel Guisan meurt le 19 juin 1801 à Berne.
Sources
SOURCES: Paul Bissegger, « Guisan, Jean-Samuel », Dictionnaire historique de la Suisse ; Fonds, Archives Cantonales Vaudoises, PP33, et Archives Fédérales Suisses ; Charles Eynard, Le chevalier Guisan, sa vie et ses travaux à la Guyane, 1844; Almanach généal. suisse, 7, 206-207 ; H.-M. Gubler, « Jean Samuel Guisans Projekt für eine Aarebrücke in Olten », in NMAH, 1972, 60-71 [BCU/Doc. vaudoise/sj/2010/09] ; Thomas David, Bouda Etemad, Janick Marina Schaufelbuehl, La Suisse et l'esclavage des noirs, Lausanne, Editions Antipodes, 2005, p. 65-67, [BCU/Doc.vaudoise/bs/2011/02] [BCU/Doc.vaudoise/lra/2026/03]
Base de donnéesDictionnaire historique de la Suisse (DHS)
Autre site webAuguste Verdeil, Histoire du canton de Vaud, 1849
Indices de la documentation vaudoise XBio.guij
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