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Résumé

Malgré l’idéal méritocratique de l’école, l’institution scolaire (re-)produit des inégalités sociales, y compris celles du genre. En ce sens, les manuels et leurs utilisations de la part des enseignant·e·s participent à véhiculer des stéréotypes de genre et à la socialisation différenciée des élèves, impactant sur les résultats scolaires et l’orientation professionnelle des jeunes. La parution des nouveaux Moyens d’étude romands (MER) d’histoire destinés aux 11e HARMOS lors de l’année scolaire 2021/22 s’inscrit dans une période historique nationale marquée par un mouvement de revendication féministe de grande envergure (Grève des femmes). Cela semble avoir influencé les institutions scolaires romandes. Nous avons ainsi voulu questionner la place des femmes et du genre au sein du nouveau matériel et son articulation avec les pratiques enseignantes, car traditionnellement l’histoire est une branche déclinée au masculin. Pour ce faire, nous avons d’abord réalisé un questionnaire interrogeant les enseignant·e·s d’histoire de notre établissement scolaire sur leurs pratiques en ce qui concerne l’enseignement de l’histoire des femmes et le rôle des manuels dans le processus de transposition didactique. Ensuite, nous nous sommes penchés, tant quantitativement que qualitativement, sur quatre thèmes du nouveau manuel d’histoire et prévus par le programme de l’établissement scolaire en question. Du côté des pratiques, les résultats obtenus nous montrent un engagement de la part des enseignant·e·s interrogé·e·s dans l’enseignement de l’histoire des femmes, les MER jouent un rôle de guidage fondamental, mais la satisfaction envers cet outil de travail est nuancée. En ce qui concerne le nouveau matériel d’histoire, il reste globalement et largement dominé par les hommes (langage, représentation), même si les auteurs·trices ont essayé de proposer une histoire plutôt « mixte », introduisant les femmes dans des domaines qui leur sont normalement exclu. Finalement, malgré quelques signaux positifs, l’enseignement de l’histoire des femmes et du genre repose largement sur l’engagement de l’enseignant·s.

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