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Abstract

Aujourd’hui, la place de la femme dans le domaine sportif demeure un réel défi. Cela peut s’expliquer par un passé historiquement fort laissant la place uniquement aux hommes. De plus, les stéréotypes de genre ont toujours existé dans la société et continuent d’être véhiculés, notamment par le processus de socialisation. Des études soutiennent également l’idée qu’en EPS ces stéréotypes sont fortement présents, par exemple dans les jeux collectifs. Suite aux souvenirs relatifs à notre vécu en tant qu’élèves et à ce sujet de plus en plus préoccupant, nous nous sommes questionnées quant à la manière dont l’enseignant.e peut favoriser la participation des filles et des garçons durant les jeux traditionnels. Afin de mener à bien notre étude, nous avons réfléchi aux facteurs pouvant influencer la participation des élèves et nous en avons sélectionné quatre : la formation des équipes, les rôles sur le terrain, les règles et la posture de l’enseignant.e. Sur la base des résultats de notre étude menée auprès de deux classes de 5-6H, nous pouvons dire que la formation des équipes, les rôles sur le terrain ainsi que les règles peuvent être rattachés à la posture de l’enseignant.e. Même si la socialisation est un processus inconscient et inévitable, l’enseignant.e doit questionner ses pratiques et les faire évoluer, afin d’espérer une participation plus ou moins égalitaire des filles et des garçons. Tout en gardant à l’esprit que nous ne pouvons pas changer le monde, nous pensons que les jeux en EPS sont une porte d’entrée possible à d’éventuelles discussions collectives avec les élèves et donc à une certaine remise en question de ces stéréotypes fortement ancrés dans notre société. Nous sommes conscientes que ce changement de paradigme est un processus de longue haleine. Toutefois, ce combat est aujourd’hui plus que jamais nécessaire.

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