Ce mémoire professionnel s’intéresse aux interactions métacognitives permettant aux élèves d’acquérir une autorégulation dans leurs apprentissages. Nous nous intéressons plus précisément à la résolution de problèmes mathématiques dans le cadre de la numération. La pensée métacognitive est un outil important pour l’élève qu’il peut transférer dans d’autres disciplines et qui lui sera utile tout au long de son parcours scolaire. En tant qu’enseignantes, il est de notre devoir d’apporter les outils adéquats afin que l’élève utilise systématiquement ce questionnement métacognitif. Nous avons remarqué qu’il pouvait s’avérer difficile d’interagir avec les élèves sans forcément leur dire comment faire. Les interactions métacognitives permettent à l’élève de se questionner et d’ainsi appliquer cette démarche lorsqu’il se retrouvera seul face à une tâche. Le but est donc de montrer l’impact des médiations de l’enseignante et des pairs sur l’autorégulation des apprentissages. Pour cela, la récolte de données s’est faite dans nos deux classes de stage de 3H et 6H. Nous avons tout d’abord effectué un entretien avec nos PraFos, suivi d’observations en classe dans le but de récolter des informations sur l’utilisation de la démarche métacognitive en classe. Par la suite, nous avons mis en place un dispositif nous permettant d’interagir avec les élèves en collectif, en groupes et individuellement. Les démarches cognitives et métacognitives ont ainsi été utilisées pour permettre à l’élève d’avoir une prise de conscience de ses processus de pensée. En effet, l’un ne va pas sans l’autre, car il a été important d'expliciter les processus de pensée en jeu dans une tâche donnée afin d’avoir une réflexion dessus. Nous avons eu recours à divers outils comme le langage, la médiation ou encore l’étayage. Le questionnement sur les stratégies des élèves nous a permis d’observer la présence d’autorégulation ou non.