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Abstract

Ce mémoire interroge les rapports des enseignants à l’éducation en vue d’un développement durable au sein du gymnase d’Yverdon-les-Bains. En effet, depuis une dizaine d’années le Gymnase d’Yverdon-les-Bains mène plusieurs activités en lien avec le développement durable. En 2020, ce gymnase souhaite « capitaliser » ces différentes expériences qui reposent sur des pratiques d’élèves et d’enseignants et « implémenter » une politique de développement durable en se dotant d’un plan d’action sous la forme d’un Agenda 2030. La mise en place de ce plan d’action constitue une étape charnière dans l’histoire du développement durable au sein de ce gymnase. En effet, les actions menées jusqu’à présent émanaient d’enseignants et d’élèves suivant une logique « par le bas » de type « bottom up ». La mise en place d’un Agenda 2030 impliquait une nouvelle logique venant du « haut » de type « top down » mobilisant non seulement les initiés du développement durable, mais l’ensemble de l’institution scolaire, c’est-à-dire l’ensemble des élèves, des enseignants et des personnels administratifs. Ce mémoire s’intéresse plus particulièrement à la prescription de l’éducation au développement durable (EDD) que le gymnase souhaite introduire dans le travail pédagogique des enseignants et ce de manière « transversale » et « interdisciplinaire ». Cette introduction du développement durable pose donc le rapport de l’EDD aux disciplines. Par ailleurs, cette prescription de l’EDD s’inscrit dans un contexte de foisonnement des « éducations à... ». Ce mémoire explore donc les rapports des enseignants à l’EDD dans le contexte plus large de multiplication des « éducations à... » et ce, en prenant en compte les contradictions du poste du travail des enseignants. L’enquête permet de dégager trois figures du rapport enseignant à la prescription de l’EDD : les « praticiens », les « opposants » et les « non-alignés ».

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