Résumé
Contexte : Au vu du vieillissement démographique, la population s’expose à différentes pathologies liées à l’âge. Selon les estimations, 154’700 personnes atteintes de démence vivent actuellement en Suisse. On dénombre 19’500 nouveaux cas de démence chaque année, soit une nouvelle personne affectée toutes les 18 minutes. Dans le Canton de Vaud, plus de 13’300 personnes sont atteintes de démence. Le type le plus répandu est la maladie d’Alzheimer (Alzheimer Suisse, 2019, p.1). Aujourd’hui, les enjeux politiques sanitaires favorisent le maintien à domicile des personnes souffrant de pathologies chroniques, ceci pour des raisons économiques et sociales. Ce maintien à domicile est en partie réalisable grâce à l’investissement des proches aidants. Les infirmières qui prennent en charge ces situations doivent mesurer l’importance du rôle du proche aidant ; une composante centrale de la prise en soin de nos aînés. Néanmoins, il faut prendre en compte les charges psychologiques et physiques auxquelles le proche aidant est soumis au quotidien. En effet, accompagner un proche atteint dans sa santé, qui souffre de troubles cognitifs évolutifs, peut engendrer des conséquences sur la santé du proche aidant. Il est soumis à différents facteurs de stress et une charge de travail grandissante, ce qui a pour conséquence de fragiliser l’état de santé de celui-ci. Question de recherche : Dans ce contexte, nous avons cherché à déterminer quel était le rôle infirmier dans la prévention primaire auprès du proche aidant. Pour ce faire, nous nous sommes posées la question suivante : Quel est le rôle infirmier dans la prévention primaire de l’épuisement du proche aidant soutenant le maintien à domicile de la personne aidée atteinte de démence ? Méthodologie : Dans le but de répondre au plus proche à cette problématique, nous avons extrait six articles scientifiques sur les bases de données PuBMed et CINHAL, à l’aide de différentes équations de recherches. Ils ont été analysés au moyen des grilles quantitatives et qualitatives. Principaux résultats : En tant que proche-aidant, il est soumis quotidiennement à des contraintes supplémentaires. Les résultats d’articles analysés relatent une péjoration de l’état de santé du PrA à comparer de l’état de santé général de l’ensemble de la population. Il présente des signes de stress et d’anxiété qui accentuent la péjoration de l’état de santé de la personne soignée. Concernant notre rôle infirmier, il est spécifié que les interventions précoces et l’accès aux informations sont des éléments primordiaux dans la prise en charge de la prévention de l’épuisement du PrA. La mise en place de ces interventions a démontré un résultat positif sur la santé du PrA et a permis de prouver leur efficacité. Discussion et perspectives : L’approche systémique que propose le modèle de soin McGill, nous a permis de faire un lien théorique et de créer une démarche de soins en rapport avec les résultats obtenus. Nous avons pu proposer plusieurs recommandations propres à notre rôle infirmier et recenser les prestations proposées au PrA par l’état de Vaud.