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Abstract

L’inclusion scolaire des élèves à besoins particuliers dans les classes régulières du canton de Vaud impacte et appelle à redéfinir les rôles et les responsabilités des différents acteurs de l’école (Duchesne, 2016). Dans ce sens, les enseignants ordinaires sont amenés à entreprendre des pratiques collaboratives avec divers professionnels, dont des enseignants spécialisés. Par ailleurs, ils sont également amenés à modifier leurs pratiques d’enseignement afin qu’elles répondent aux défis liés à l’inclusion scolaire. Cependant, de nombreux auteurs (Prud’homme et al., 2005!; Prud’homme et al., 2016) constatent que les pratiques d’enseignement mises en oeuvre dans les classes ordinaires sont peu différenciées et ne répondent pas aux différents besoins des élèves. Dans le but de comprendre les enjeux liés à l’inclusion, j’ai cherché à savoir en quoi le travail partagé entre un enseignant spécialisé et régulier, qui pratiquent la consultation comme modalité d’intervention collaborative, pouvait favoriser des pratiques d’enseignement plus inclusives. Le cadre théorique de cette recherche aborde donc le concept de travail partagé, des niveaux d’interdépendance dans les relations, des diverses modalités d’intervention collaboratives entre un enseignant spécialisé et régulier, des facteurs influençant les pratiques collaboratives et des pratiques d’enseignement inclusives. Mon mémoire professionnel est composé d’une étude qualitative menée sur la base d’entretiens semi-directifs auprès de deux duos d’enseignantes spécialisées et ordinaires qui travaillent sous forme de consultation. Elle est suivie d’une étude quantitative élaborée avec des observations non participantes dans ces deux mêmes classes. Bien que les résultats de cette étude ne puissent être généralisés, ils mettent en lumière des éléments qui offrent un éclairage sur cette thématique complexe, mais avant tout riche.

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