La didactique des langues est en ce moment fortement influencée par la mise en place d’un Cadre Commun de Référence Européen pour les Langues (CECRL). La mise en place de ce Cadre s’accompagne d’une généralisation de l’application de l’approche actionnelle dans l’enseignement des langues. Ce travail vise dans un premier temps à mettre en lumières les différentes étapes qui ont mené à la constitution du CECRL, ainsi qu’à montrer comment les approches théoriques de type actionnel se sont mises en place suite à la première publication du CECRL en 2001. Dans une deuxième partie, ce travail se propose de montrer quel « profil » de l’apprenant est mis en avant dans le CECRL et par certains textes plus récents d’orientation actionnelle. Cette présentation s’articulera autour de trois points principaux : les stratégies d’apprentissage, les compétences socio-‐culturelles, et l’autonomie, qui sont attendues des apprenants. Nous nous demanderons quels implicites cette figure spécifique du « bon apprenant » véhicule. Nous tenterons de regarder chacune de ces caractéristiques à la lumière des inégalités qu’elles pourraient créer en fonction de l’origine socio-‐économique et culturelle des apprenants. Nous ferons notamment le lien avec les notions de pédagogie implicite et explicite de Basil Bernstein (mettre l’année de publication entre parenthèses) au sujet de la grammaire (qui devient plus implicite) et des stratégies de lecture (qui deviennent plus explicites) principalement. La notion d’autonomie telle que présentée par le CECR, Christian Puren et Ernesto Peris (qui défendent l’approche actionnelle) sera mise en dialogue avec le texte d’Héloïse Dürler (2015) sur l’autonomie. L’ouvrage Les inégalité d’apprentissage d’Elisabeth Bautier et Patrick Rayou (2009) nous aidera, finalement, à mettre en lumière les normes sociales et les méthodes d’apprentissage véhiculée par le Cadre de Référence.